Ownest supply chain superstar

#logistique #Supply Chain #e-commerce

2020 ou le coup de projecteur sur une filière logistique méconnue du grand public

Publié le 03 févr. 2021
Ownest supply chain superstar

Si 2020 a profondément bouleversé ses réseaux supply chain et révélé la grande vulnérabilité de systèmes mondialisés et dépendants de sourcing lointains, elle aura au moins permis au grand public de découvrir le maillon invisible mais vital qu'est la filière transport et logistique. Soudain, la logistique est devenue concrète et une réponse tangible à un besoin essentiel comme manger, se soigner, s’instruire… Qu’ils soient transporteurs, logisticiens, caristes ou encore distributeurs, ces héros du quotidien ont œuvré, bien souvent, au péril de leur vie, pour garantir la continuité de l’activité nationale.

Un maillon vital de l’économie

C’est avec un vocabulaire martial choisi (guerre sanitaire, front, première ligne, mobilisation générale…) que le gouvernement avait donné le ton pour mobiliser les français face à un ennemi commun : le CoVid-19 . C’était sans rappeler, l’origine de la discipline logistique, institutionnalisée par Antoine Henri de Jomini. Ce stratège de l’armée napoléonienne, à l’origine de la retraite salutaire de l’armée française lors de la bataille de la Berezina, a consolidé cette fonction chargée d’assurer le ravitaillement rapide et sécurisé des armées en théâtre d’opération. Le terme qui dérive du titre “maréchal des logis” comme le rappelle The Conversation, incluait ainsi toutes les opérations de mouvements (approvisionnements, campement, déplacements, retraite).

A bien des égars, la logistique et ses équipes en premières lignes ont constitué le nerf de la guerre face aux fermetures des frontières et aux confinements successifs. Comme le rappelait Clément Bergé Lefranc lors du premier webinar de la startup Ownest co-organisé lors du confinement avec le cabinet de conseil RGP, “la logistique a ceci de particulier qu’elle est partout et qu’elle ne s’arrête jamais”.

L'activité transport et logistique représente 10% du PIB national. Cela fait du secteur la cinquième activité économique de France en nombre d'emplois. La France est ainsi le sixième marché logistique mondial et le second à l'échelle européenne, juste derrière l'Allemagne.

De l’ombre à la lumière : la réhabilitation de la filière logistique

C’est une filière fort méconnue du grand public qui fit irruption en 2020 en politique, sur les plateaux TV et dans la presse y compris généraliste, celle de la logistique.

Le caractère discret du secteur qui la fait apparaître comme une véritable figure de l’ombre de l’économie, s’explique par la nature de sa mission. Ainsi, comme le rappelait Clément Bergé Lefranc, c’est lorsque tout va mal qu’elle en devient visible. Son rôle est en effet d’assurer au quotidien, sans discontinuité et sans couture, le ravitaillement des commerces physiques, des plateformes e-commerce mais aussi des établissements de santé et des pharmacies.

Pour se donner un ordre d’idée avant la pandémie, la logistique était un terme plutôt assimilé au secteur événementiel, humanitaire et militaire par les consommateurs finaux, tandis que la culture pop se contentait d’un Jean Claude Van Damme exécutant dans la vidéo The Epic Split (2013) une figure des plus acrobatiques pour vanter les mérites de la maniabilité du camion Volvo Truck ou encore la collection capsule de la marque de mode minimaliste Vêtements de Demna Gvasalia proposant des T-shirt estampillés du logo DHL dans le cadre d'une collection capsule (2016 et 2018). C’était aussi Tom Hanks, cadre chez Fedex, précipité sur une île déserte (Seul au monde, 2000) ou encore Kurt Russells affrontant des forces maléfiques dans Les Aventures de Jack Burton (1986).

Avec la crise du COVID-19, la logistique a apporté une réponse concrète aux besoins essentiels des consommateurs confinés et des professionnels du commerce et de la santé. Les gens se sont alors rendus compte qu’il y avait une logistique derrière les produits qu’ils consomment au quotidien. Le grand public a alors découvert deux de ses nombreuses attributions : la gestion et planification des stocks et la livraison/approvisionnement. C’est ainsi que Alexandre Berger, Directeur BU logistique et transport du Groupe La Poste faisait remarquer que, lors de la crise, le Groupe a su se rendre utile bien au-delà des grandes agglomérations en livrant aussi bien des livres et du matériel informatique pour les étudiants et télétravailleurs, des denrées alimentaires pour les particuliers, des jouets pour des parents désoeuvrés et confinés… Autant de mesures permettant de décloisonner les territoires et de rapprocher les individus tout en maintenant les gestes barrières.

Les titres de presse insistaient sur la dimension pénurique de certains équipements de protection (masques et équipements médicaux) ou le surstockage, notamment dans les enseignes de grande distribution.

D’après un sondage de la fédération nationale des transports routiers, 97% des français estiment que le transport de marchandise a eu un rôle important durant la crise. Sur le terrain, cela s'est traduit par des petites attentions, entre applaudissements et SMS de soutien.

Oui, la crise a rappelé l'importance du maintien des flux logistiques, elle a aussi accéléré la transformation numérique des organisations et intensifié les attentes des conspmmateurs vers davantage de transparence. D'après une étude Trust Barometer de Elan Edelman, publié en avril 2020, 87 % des personnes sondées attendaient des marques et entreprises qu'elles participent à l'effort national de solidarité, à commencer par la production de produits utiles. 58% attendent qu'elles jouent un rôle majeur dans la résolution des problèmes. 79 % attendaient des entreprises qu’elles agissent tel un un filet de sécurité afin de prendre le relais du gouvernement ou de pallier ses insuffisances Bref ce qu'attendaient les français : Des "marques soignantes". Cette attente d’un rôle proactif se retrouve aussi dans l’affirmation de la politique RSE des entreprises et en la matière la logistique a un rôle crucial à jouer.

Vers de nouvelles vocations ?

La logistique pré-covid était un secteur en tension avec une faible attractivité et de nombreux préjugés. Assimilé à un environnement dur, assimilé au port de charges lourdes et limité au seul transport de marchandises, le secteur peinait à recruter et à diversifier ses profils.

La logistique constitue pourtant la cinquième activité économique de France en nombre d'emplois. En 2019, on recensait 1,9 millions d'emplois, soit 6% de la population.

D’après le classement Linkedin des métiers émergents 2021, le nombre de postes vacants dans la logistique a crû de +65% par rapport à 2019 avec la création de plus de 3000 postes

Mais la crise que nous traversons n’est pas seulement sanitaire, elle est économique, sociale et écologique. En effet, pré-covid, nombreux étaient les consommateurs à se soucier de plus en plus de l’origine des produits et de leurs conditions de production. Dans le même temps, alors que l’achat en ligne a connu un véritable boom, les consommateurs se sont rendus compte du coût social et environnemental induit par “un service de livraison gratuit”. Or, la fonction logistique, par ses réseaux interconnectés et relevant du transport de marchandises, est aux avant-poste de la transition éco-responsable. 81% des e-commerçants font figurer le sujet RSE comme prioritaire d’après un sondage KPMG/La Fevad, tandis que 70% des consommateurs se déclarent plus enclins à acheter auprès de sites mettant en avant des démarches plus responsables. S’ensuit de nouveaux usages comme groupement de commandes (71%), la priorisation des sites français, la livraison des points relais (66%) et l’achat de produits liés à l’économie circulaire (51%). Et pour y parvenir le secteur se dote de nouvelles technologies de pointe offrant une visibilité temps réel et permettant d’agir contre la surproduction et d’optimiser les chargements de transports (gestion du vide, pooling de flottes…).

On assiste à une inflation de la data, data propriétaire, qu’il faut pouvoir partager de manière sécurisée afin de coordonner les différentes actions et se prémunir des cyber-attaques. Les embauches liées à la data science a augmenté de +40% en 2020. Déjà en pré-pandémie, le secteur connaissait une automatisation galopante, notamment en entrepôts avec des robots, capteurs IoTs... Ce volet high tech pourrait bien s’imposer et finir de convaincre certains récalcitrants d’intégrer une filière décisive dans la définition de la ville intelligente de demain et la lutte contre le réchauffement climatique.

La solution blockchain Ownest, par sa traçabilité en temps réel permettant d'enrayer vols, pertes et dégradations de marchandises et supports, sur les réseaux supply chain, sert la trinité logistique "couts-délai-qualité" et s'inscrit dans ce nouveau paradigme.


Bonus : Certains auront peut-être reconnus le clin d'oeil visuel et nostalgique au générique du Film du Dimanche Soir de Robert Abel post-second choc pétrolier (1976 en l'occurence) et qui sera en vigueur durant les années 80. Un habillage disco et optimiste, des plus réconfortants par les temps qui courrent.